Le problème, jusqu'ici

De plus en plus d'entreprises paient certains salariés ou prestataires en cryptomonnaie plutôt qu'en euros ou en dollars — souvent avec un « stablecoin », un type de crypto dont la valeur ne bouge pas, car elle est liée à une monnaie classique comme le dollar. Pratique pour l'entreprise. Beaucoup moins pratique pour la personne payée : comment transformer cet argent numérique en espèces utilisables pour faire ses courses ou payer son loyer ?

C'est ce qu'on appelle dans le milieu une « rampe de sortie » — un pont entre l'argent numérique et l'argent du quotidien. Et jusqu'à présent, c'était le maillon faible de toute la chaîne.

Ce que ce partenariat change

Grâce à MoneyGram, un salarié payé en crypto peut désormais retirer cet argent en espèces, dans sa monnaie locale, dans des centaines de milliers de points de retrait à travers le monde.

450 000 points de retrait dans le monde
170+ pays concernés
~5 s pour valider une transaction

Techniquement, ça passe par Stellar, un réseau conçu justement pour les paiements rapides et peu coûteux. Si le mot « blockchain » vous laisse perplexe, c'est le genre de sujet que je prends le temps de décortiquer dans mon univers Web3.

Pourquoi c'est important

Envoyer de l'argent à l'étranger passe normalement par les banques : ça prend du temps et ça coûte cher en frais de change. Là, l'argent va directement d'une personne à l'autre, n'importe où dans le monde, et arrive presque aussitôt — sans même que celui qui le reçoit ait besoin de comprendre comment ça fonctionne pour en profiter.

À retenir

On parle beaucoup de crypto comme d'un placement spéculatif. Ici, elle devient une simple tuyauterie, invisible, au service d'un usage très concret : être payé, et pouvoir dépenser son argent.

Et pour nous, en France ?

L'intérêt reste pour l'instant limité si vous êtes payée en euros sur un compte français — notre système bancaire fonctionne déjà bien pour ça. Cette avancée concerne surtout les travailleurs indépendants payés par des clients étrangers, et les pays où l'accès à un compte bancaire reste difficile.

Mais c'est un signal à suivre : ce qui commence par les salaires internationaux finit souvent par arriver jusqu'à nous. Si l'envie vous prend d'explorer ces outils, j'en ai rassemblé quelques-uns que j'utilise moi-même dans la Marmite.

Une question sur tout ça ?

Le Web3 paraît souvent plus compliqué qu'il ne l'est. Si un point reste flou, écrivez-moi — j'explique volontiers.

Me poser une question

À lire aussi